Blog

La construction résidentielle à l’ère des technologies | NGen

Rédigé par Jayson Myers | 18 juill. 2025, 15 h 03 min 50 s

Cela peut contribuer à résoudre la crise nationale du logement et à développer le secteur de l'industrie manufacturière de pointe au Canada, permettant ainsi à nos entreprises technologiques d'être compétitives sur les marchés mondiaux.

C’est désormais un élément familier de la vie de quartier : des chantiers encombrés de machines et de matériaux, exposés aux intempéries et entourés de clôtures qui ne parviennent pas à dissimuler la boue et le désordre. Le sifflement des scies circulaires, le claquement des cloueuses, le bip des camions à béton qui reculent en grinçant.

Tout construire sur place. Comme ça a toujours été le cas.

Mais le bruit et les déchets provenant des chantiers ne sont pas seulement des nuisances. Ce sont les symptômes d’une défaillance structurelle dans la manière dont nous construisons nos logements. Malgré l’urgence de la crise du logement au Canada, la grande majorité des logements neufs sont toujours construits de la même manière qu’il y a 10, 25, voire 50 ans : avec les mêmes outils, la même coordination entre plusieurs entrepreneurs et les mêmes retards.

Rester prisonniers de cette approche conventionnelle nous freine. Nous mettons désormais plus de temps à construire moins de logements, et à un coût plus élevé. Continuer ainsi ne nous permettra pas de construire les millions de maisons et d’appartements dont le Canada aura besoin au cours de la prochaine décennie.

Heureusement, des solutions existent et bon nombre d’entre elles sont déjà mises en œuvre au Canada. En intégrant la fabrication de pointe à l’architecture et à la construction résidentielle, nous pouvons considérablement accélérer les délais de construction, réduire les coûts, améliorer la qualité et diminuer l’impact environnemental du secteur.

Nous disposons déjà d’usines automatisées produisant des modules de murs, de sols et de toitures destinés à un assemblage rapide sur chantier. Les imprimantes 3D peuvent fabriquer des panneaux avec une précision au millimètre près, en tenant compte des agencements complexes et en réduisant les erreurs humaines. Le bois massif — un atout canadien — offre une alternative à faible empreinte carbone au béton et à l’acier pour de nombreux bâtiments de faible et moyenne hauteur.

De plus, la conception numérique, assistée par l’intelligence artificielle, contribue à éliminer les erreurs de mesure coûteuses et le gaspillage de matériaux.

Photo : Printerra

Ce ne sont pas là des rêves futuristes. Ce sont les outils concrets que nous devons mettre en œuvre pour atteindre les objectifs actuels. Le gouvernement fédéral souhaite que les constructeurs achèvent la construction d’un demi-million de logements neufs par an d’ici une décennie. La Société canadienne d’hypothèques et de logement estime qu’il faudra construire entre 430 000 et 480 000 logements chaque année pour ramener les prix à leur niveau d’avant la pandémie. Cela représente le double de notre production actuelle.

Mais les politiques de logement des gouvernements fédéral et provinciaux ne peuvent pas se contenter de miser uniquement sur une accélération de la construction. Elles doivent veiller à ce que nous construisions de manière plus intelligente. Nous devons réduire les coûts jusqu’à 50 % dans certains segments pour rendre le logement à nouveau plus abordable. Nous devons surmonter une pénurie chronique de main-d’œuvre qualifiée.

Et nous devons construire mieux. Les Canadiens souhaitent un boom immobilier qui réponde à leurs attentes en matière de qualité. Ils veulent des logements qui reflètent leurs besoins, leurs goûts et leurs préférences en matière de design.

Les logements préfabriqués ne sont pas nécessairement synonymes d’uniformité. Les techniques de fabrication avancées permettent une flexibilité architecturale et des variations par rapport aux modèles standardisés, à l’instar de la production automobile qui propose des modèles personnalisés sans sacrifier les économies d’échelle.

Pour y parvenir, les politiques gouvernementales en matière de logement doivent viser davantage que le simple volume de production. Elles doivent prévoir des mesures incitatives qui accélèrent l’adoption de technologies de fabrication de pointe dans la construction résidentielle, qu’il s’agisse de financer des projets de démonstration technologique ou de mettre en œuvre des stratégies d’approvisionnement exigeant l’intégration de ces technologies dans la chaîne d’approvisionnement.

Ce faisant, nous ne nous contenterons pas de résoudre une crise nationale du logement. Cela contribuera également à développer le secteur canadien de la fabrication de pointe, permettant ainsi à nos entreprises technologiques d’être compétitives sur les marchés mondiaux.

Alors, comment saurons-nous que cette transformation est en cours ?

Lorsque nous passerons devant ce chantier de quartier et que nous verrons des ouvriers assembler des maisons et des appartements, plutôt que de les construire à partir de zéro. En silence. Proprement. Et qui deviendront bientôt le foyer de quelqu’un.


NGen révolutionne le secteur de la fabrication de pointe au profit de tous les Canadiens. Découvrez l’impact que nous avons sur les Canadiens.